Qui furent les premiers marchands ? Marcenat avait ses premiers marchands de Toile dès le début du 18ième siècle. Vers 1890, Jacob Tible développa la profession en aidant les débutants, en leur fournissant de la toile. Pourquoi autant de toile à draps ? Lits nombreux, lessives saisonnières demandaient une belle réserve de draps dans les armoires. Et toutes les régions, y compris l’Algérie, étaient prospectées. La conquête du marché Le plus difficile était de créer sa clientèle. Pour voir les portes s’ouvrir, rien de mieux que d’avoir en accompagnateur connu dans la région, appelé « pilote ». Le marchand de toile repasse chaque année chez les mêmes clients à la même date. La marchandise étant de grande qualité, l’accueil était confiant. Le crédit sur 12 voire 24 mois était pratiqué. Les commis Les commis touchaient une commission. Une fois formés, ils voyageaient à leur compte et ainsi de suite. Dans les débuts, logement dans les granges, puis à l’hôtel, où les fabricants livraient. On rejoignait l’hôtel en train ou en voiture hippomobile. Les commis allaient à pied avec leur pièce de toile sur le dos ou à bicyclette. Dés 1910, les plus riches des marchands de toile eurent leur voiture automobile. En 1926, sur 2619 habitants, 620 personnes quittaient Marcenat pour vendre de la toile. Les « Négociants-Voyageurs » (dénomination accordée par décret en 1964) Cette génération fait évoluer la profession. Le commerce s'installe en ville et s'étend aux meubles, literie, tissus d’ameublement. En 1960 est créé l'Union des Syndicats de Négociants-Voyageurs puis en 1982 la Fédération Nationale. Avec fin juillet le Salon de Bort les Orgues. L’abondance est passée, mais il y a toujours des marchands de toile ! Une dizaine d’entre eux, originaires de Marcenat, exercent encore leur activité en France. Bien évidemment les habitudes de la clientèle ont changé. La richesse de leur expérience font d’eux des spécialistes de la distribution à domicile de linge de maison « Haut de Gamme ». |